Eric Philippoz

Laisser les piolets au bas de la paroi

Descrizione del progetto
Descrizione del progetto disponibile solo in francese:

De et avec : Eric Philippoz, Cédric Leproust, Sarah-Lise Salomon Maufroy, Laurent Pavy et Valérie Quennoz

Rentrer au bercail. En 2012, après plusieurs années passées en terres genevoises et hollandaises, Eric Philippoz, artiste visuel, revient en Valais pour rénover l’appartement de sa défunte grand-mère. Malgré une transition plutôt abrupte, ce retour lui permet de renouer contact avec sa voisine de 95 ans. Elle-même est partie très jeune gagner sa vie à Genève, avant de revenir s’installer au village à la retraite. Malgré les quelques générations qui les séparent, l’artiste et sa voisine partagent tous deux ce tiraillement entre un « ici » et un « là-bas », cette sensation de ne jamais être au bon endroit. Au cours de huit entretiens imbibés de thé cynorhodon, ils évoquent leurs expériences de la ville, la difficulté du retour au village, les voyages qu’ils ont réalisés ou auraient voulu réaliser, leurs plus belles courses en montagne, leurs livres et leurs chansons préférées, leurs amours, la vie, la mort.

Comment le parcours de vie d’une femme âgée peut-il trouver un écho dans la vie d’un jeune homme ?

ART KLUBB a été créée en 2013 autour du projet « Hôtel Philippoz », initié par l’artiste Eric Philippoz. Ce projet s’articulait autour de la rénovation de l’appartement de la grand-mère d’Eric Philippoz : de 2013 à 2016, douze artistes ont séjourné et créé des œuvres dans l’espace en transformation – un chantier de la mémoire. Les artistes ont été invités à intervenir de manière éphémère dans l’espace, de façon à charger le lieu de nouveaux souvenirs, en couches, comme l’on ajoute une couche de glaçage sur un gâteau. Structurées autour de trois thématiques («Traces», «Transmission», «Détachement»), les résidences ont été ponctuées d’événements publics, notamment des expositions, performances, projections de films, soupers, etc.

Durant l’année 2015, ART KLUBB a soutenu Eric Philippoz pour la réalisation de la performance «Mon Amour (Désolé pour les carrelages)» à l’Espace Vallet, Vercorin (VS). Cette performance sous forme de monologue est elle-aussi liée à la rénovation de l’appartement. Le texte combine des observations liées à la transformation de l’espace, des extraits de conversations et de rêves, des morceaux de prières et d’horoscopes. Le texte, intime et répétitif, propose une réflexion sur la limite entre occuper et hanter un espace.

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