Teresa Vittucci

HATE ME, TENDER

Descrizione del progetto
Descrizione del progetto disponibile solo in francese:

«HATE ME, TENDER – a solo for future feminism» est une tentative de contrer, par la performance artistique et la chorégraphie, ce fléau qu’est la haine dans le monde. La haine est un sentiment cruel et abject, froid, incompréhensible et hautement contagieux. La haine se croit légitime, la haine empoisonne. Mais la haine pourrait aussi revêtir un potentiel cathartique: une sorte de caverne obscure de détresse psychique de laquelle peut émerger un semblant de connaissance de soi. Il reste donc un espoir. Mais que faire de toute cette haine non digérée qui pollue l’atmosphère? Que peut-on lui opposer, comment l’infiltrer?

Dans «HATE ME, TENDER», Teresa Vittucci lui fait face de manière résolue, avec compassion, bonté, fragilité et intuition – autant de qualités généralement attribuées au genre féminin et, de fait, souvent teintées d’une certaine faiblesse. Pour illustrer son propos artistique, elle s’approprie l’une des figures féminines historiques par excellence: Marie, Maryam – Sainte Vierge, conquérante des cœurs, reine de l’Amour.

Marie est la seule femme dont le nom est cité à la fois dans la Bible et dans le Coran, ce dernier consacrant même toute une sourate à Maryam (مریم). Elle incarne la jeune femme, la mère, l’héroïne, la sainte, l’endeuillée, symbolisant la miséricorde, l’abnégation, l’innocence, la pureté et la virginité. Son ambivalence la rend malléable et lui confère une certaine polyvalence. Les Églises catholique et orthodoxe la vénèrent et la revendiquent, des générations de féministes la critiquent et méprisent la fonction de modèle féminin qui lui a été attribuée. Marie polarise – notamment parce qu’elle est une femme.

Dans «HATE ME, TENDER», l’image de la Vierge Marie se libère de ses attributions et se présente dans toute son ambivalence et avec son potentiel «queer» féministe. La Reine des Cieux doit être ramenée sur Terre. Elle doit infiltrer cette haine et, en tant qu’icône bienveillante, remettre de l’ordre dans le chaos de ce monde – et du chaos dans l’ordre. La scène appartient à la matriarche Marie. Alors, faisons place à sa croisade empathique, à son message d’amour, à sa fragilité et à cette force incroyable qui est la sienne! Place au féminisme de demain!

Teresa Vittucci est artiste de scène et chorégraphe à Zurich. Elle a étudié au Conservatoire de Vienne, à l’Ailey School, à la Salzburg Experimental Academy of Dance (SEAD) ainsi qu’à la Haute école des arts de Berne. Elle a notamment collaboré avec Nils Amadeus Lange, Marie-Caroline Hominal, Simone Aughterlony, Trajal Harrell, Audrey Cavelius, Claire Vivianne Sobottke et Michael Turinsky. «HATE ME, TENDER» est le troisième travail en solo de Teresa. En 2014 et 2015, elle a fait partie de la troupe du Théâtre d’État de Mayence. Le travail de Teresa a déjà été présenté, entre autres, lors des Swiss Dance Days, d’imagetanz, de zürich moves!, de Zürich Tanzt, de La dance c’est... et du festival Les Urbaines.

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